L’Italie à la CDM 2014 a connu un parcours court et net, avec une victoire d’entrée contre l’Angleterre, puis deux défaites contre le Costa Rica et l’Uruguay. Dans le groupe D, la Nazionale a terminé troisième et s’est arrêtée dès la phase de groupes, malgré la présence de Cesare Prandelli sur le banc et de Gianluigi Buffon comme capitaine.
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ToggleLe parcours de l’Italie au Mondial 2014 en un coup d’œil
La Coupe du monde 2014, organisée au Brésil du 12 juin au 13 juillet 2014, plaçait l’Italie dans un groupe D relevé avec l’Angleterre, l’Uruguay et le Costa Rica. Sur le papier, les Italiens avaient de vrais arguments, avec leur expérience, leur maîtrise tactique et un effectif habitué aux grands rendez-vous. Le Costa Rica a pourtant renversé les pronostics en finissant premier du groupe.
Pour l’Italie, le scénario a été celui d’un blocage progressif. Le succès contre l’Angleterre a lancé la compétition de la meilleure manière. La défaite contre le Costa Rica a ensuite compliqué la situation, avant un dernier match contre l’Uruguay où un simple nul suffisait pour se qualifier. Le but de Diego Godín à la 81e minute a tout changé et a envoyé la Celeste en huitièmes de finale à la place de l’Italie.
| Match | Date | Lieu | Score | Conséquence |
|---|---|---|---|---|
| Angleterre – Italie | 14 juin 2014 | Manaus | 1-2 | L’Italie démarre avec 3 points |
| Italie – Costa Rica | 20 juin 2014 | Recife | 0-1 | La qualification se complique |
| Italie – Uruguay | 24 juin 2014 | Natal | 0-1 | L’Italie est éliminée |
Effectif, sélectionneur et joueurs clés de la Nazionale
Le sélectionneur de l’Italie en 2014 était Cesare Prandelli, en poste depuis l’après-Coupe du monde 2010. Le capitaine, Gianluigi Buffon, incarnait la solidité du groupe. Autour de lui, l’équipe reposait sur des cadres comme Andrea Pirlo, Daniele De Rossi, Giorgio Chiellini et Andrea Barzagli, soit une colonne vertébrale déjà très expérimentée.
La liste des 23 joueurs italiens
L’effectif italien mélangeait expérience, technique et profils offensifs variés. La défense restait très marquée par la Juventus, tandis que le milieu s’appuyait sur la qualité de passe de Pirlo, la lecture de De Rossi et le volume de jeu de Marchisio. Devant, Mario Balotelli était attendu comme l’option la plus tranchante dans la surface.
- Gardiens : Gianluigi Buffon, Salvatore Sirigu, Mattia Perin.
- Défenseurs : Ignazio Abate, Andrea Barzagli, Leonardo Bonucci, Giorgio Chiellini, Matteo Darmian, Mattia De Sciglio, Gabriel Paletta.
- Milieux : Andrea Pirlo, Daniele De Rossi, Claudio Marchisio, Marco Verratti, Thiago Motta, Antonio Candreva, Marco Parolo, Alberto Aquilani.
- Attaquants : Mario Balotelli, Antonio Cassano, Alessio Cerci, Ciro Immobile, Lorenzo Insigne.
Une équipe construite pour contrôler, pas pour courir après le score
Cette Italie cherchait d’abord à maîtriser le tempo, à sécuriser la circulation du ballon et à choisir ses temps forts. Ce plan a bien fonctionné contre l’Angleterre, notamment grâce à la capacité du milieu à ressortir proprement sous pression. En revanche, il a montré ses limites dès que l’adversaire a fermé les espaces ou imposé des duels plus durs.
Le groupe était solide sur le papier, mais il dépendait beaucoup de son équilibre intérieur. Quand Pirlo trouvait ses appuis et que Buffon maintenait la ligne, l’équipe avançait avec confiance. Quand ces repères ont été bousculés, d’abord par le Costa Rica puis par l’Uruguay, l’Italie a perdu sa capacité à installer son jeu. Elle n’a alors plus trouvé la même sérénité dans les zones décisives.
Groupe D : résultats et classement final
Le groupe D a été l’un des plus surprenants du Mondial brésilien. Le Costa Rica a battu l’Uruguay 3-1, puis l’Italie 1-0, avant de tenir l’Angleterre en échec 0-0. Avec 7 points, il a terminé premier. L’Uruguay, malgré sa défaite d’entrée, s’est qualifié avec 6 points grâce à ses victoires contre l’Angleterre et l’Italie.
Le classement final résume bien la situation. L’Italie a fini avec 3 points, derrière le Costa Rica et l’Uruguay, mais devant l’Angleterre. Le groupe s’est joué sur des détails, avec une hiérarchie inversée par rapport aux attentes initiales. Le nœud du problème pour les Italiens tient aussi à la différence de buts, défavorable au moment d’aborder le dernier match.
| Rang | Équipe | Points | Buts pour | Buts contre | Différence |
|---|---|---|---|---|---|
| 1 | Costa Rica | 7 | 4 | 1 | +3 |
| 2 | Uruguay | 6 | 4 | 4 | 0 |
| 3 | Italie | 3 | 2 | 3 | -1 |
| 4 | Angleterre | 1 | 2 | 4 | -2 |
L’élimination italienne s’explique donc simplement. Après trois matchs, la Nazionale comptait 3 points et restait en course avant l’Uruguay, puisqu’un nul suffisait. La défaite 1-0 a inversé la situation et l’a renvoyée à la maison dès le premier tour.
Les trois matchs de l’Italie : du contrôle à la rupture
Angleterre – Italie : le départ idéal à Manaus
Le 14 juin 2014 à Manaus, l’Italie bat l’Angleterre 2-1 dans un match intense, disputé dans des conditions difficiles. Claudio Marchisio ouvre le score d’une frappe précise, Daniel Sturridge égalise rapidement, puis Mario Balotelli donne la victoire aux Italiens en seconde période. Ce succès lance l’idée que la Nazionale peut tenir son rang dans un grand tournoi.
Ce premier match a offert le meilleur visage italien de la compétition. Le milieu a su alterner patience et accélérations, et la défense a bien résisté aux séquences anglaises. Avec 3 points dès l’entrée, la qualification semblait bien engagée.
Italie – Costa Rica : le piège que personne n’a vraiment vu venir
Le 20 juin 2014 à Recife, l’Italie s’incline 0-1 contre le Costa Rica. Bryan Ruiz marque juste avant la pause, et les Italiens ne parviennent pas à renverser le score. Cette rencontre change la dynamique du groupe, car elle confirme la solidité costaricienne et oblige l’Italie à jouer sa qualification contre l’Uruguay.
La défaite ne vient pas d’un simple accident. L’Italie a eu du mal à étirer le bloc adverse, à créer des décalages nets et à occuper la surface avec assez de présence. Le Costa Rica, dirigé par Jorge Luis Pinto, a imposé une organisation disciplinée et a transformé chaque avance en avantage psychologique. L’Italie a alors perdu du temps, de l’espace et une partie de sa marge de manœuvre.
Italie – Uruguay : rouge, tension et but de Godín
Le 24 juin 2014 à Natal, Italie-Uruguay devient le match décisif du groupe. La Nazionale peut se contenter d’un nul, alors que l’Uruguay doit gagner. La rencontre bascule avec le carton rouge de Claudio Marchisio autour de la 60e minute, qui laisse l’Italie en infériorité numérique. Dans un match fermé, chaque duel prend alors beaucoup plus de poids.
À la 81e minute, Diego Godín marque de la tête et donne l’avantage à l’Uruguay. Ce but suffit à éliminer l’Italie. Le match reste aussi associé à l’incident entre Luis Suárez et Giorgio Chiellini, largement commenté après la rencontre, mais le fait sportif décisif reste le but de Godín, qui condamne la Squadra Azzurra.
Bilan : pourquoi l’Italie a quitté si tôt la Coupe du monde 2014
L’élimination de l’Italie en CDM 2014 s’explique par un ensemble de facteurs clairs : un groupe plus difficile qu’il n’y paraissait, une attaque peu productive après le premier match, une difficulté à accélérer face à des blocs compacts et un dernier rendez-vous joué longtemps sous pression. En trois matchs, l’Italie n’a marqué que 2 buts, tous contre l’Angleterre, puis aucun contre le Costa Rica et l’Uruguay.
Le bilan est d’autant plus fort sur le plan symbolique que l’Italie comptait alors 18 participations à la Coupe du monde et 4 titres mondiaux. Sortir dès la phase de groupes a constitué une vraie désillusion, encore plus après l’élimination au premier tour en 2010. Après le tournoi, Cesare Prandelli a quitté son poste, ce qui a marqué la fin d’un cycle.
Avec le recul, le parcours italien au Brésil rappelle une réalité classique du Mondial. L’expérience aide, mais elle ne suffit pas. Dans un groupe où le Costa Rica a joué sans complexe et où l’Uruguay a su se relancer après son faux départ, l’Italie a perdu la marge qui sépare une grande nation en contrôle d’une équipe éliminée trop tôt.
